11/02/2026
Inondation : comment les centrales nucléaires EDF sont-elles préparées ?
Avec la multiplication des phénomènes météorologiques extrêmes, la question revient souvent : comment les centrales nucléaires sont-elles préparées au risque inondation ?
Les installations nucléaires françaises sont implantées en bord de mer ou à proximité de cours d’eau pour leurs besoins en refroidissement. Cette situation implique naturellement une prise en compte des risques de submersion marine ou d’inondation fluviale.
Ce que prévoit la sûreté nucléaire pour se protéger du risque submersion / inondation :
- Une conception intégrant les retours d’expérience majeurs (notamment Fukushima en 2011 et l’inondation du Blayais en 1999).
- Des digues renforcées et réévaluées régulièrement lors des visites décennales.
- Des protections spécifiques : batardeaux, obturateurs étanches, rehaussement d’équipements sensibles, dispositifs électriques sécurisés.
- La prise en compte de scénarios d’inondation extrêmes : une crue dite « millénaire », majorée de 15 % par précaution, combinée à l’hypothèse de la rupture d’un barrage en amont et au clapot généré par une tempête dite « centenaire ».
- Des moyens de secours supplémentaires : diesels d’ultime secours, fonctionnement en mode « îlotage », la mobilisation possible de la FARN (Force d’Action Rapide Nucléaire), capable d’intervenir en moins de 24h.
Par ailleurs, l’ ASNR - Autorité de Sûreté Nucléaire et de Radioprotection peut imposer l’arrêt d’un réacteur si les conditions de sûreté ne sont pas réunies — comme cela a été le cas au Tricastin en 2017 pour renforcer une digue.
Pour tout connaitre des mesures de protection des installations nucléaires de base contre les inondations externes : https://reglementation-controle.asnr.fr/reglementation/guides-de-l-asnr/guide-de-l-asn-n-13-protection-des-installations-nucleaires-de-base-contre-les-inondations-externes
Comment la centrale nucléaire de Golfech s'est préparée au risque inondation ?
La gestion du risque hydrologique fluvial est intégrée au cadre réglementaire et aux études de sûreté. À la centrale nucléaire de Golfech, la cote de sécurité du site a été revue après la tempête de décembre 1999. La plate-forme du site est nivelée à une élévation supérieure à la cote de crue majorée, garantissant une marge de sécurité contre des inondations graves. De plus, des éperons et aménagements topographiques sont également mesurés et dimensionnés pour limiter l’impact d’une montée exceptionnelle de la Garonne.
Crédits photo : DDM-CHANTAL LONGO / La Dépêche. Photo recadrée par la CLI de Golfech.
